Les pirates d’Amérique – Exquemelin – OCCASION

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Occasion – Collection étrangère – Librairie Mercure 1937.

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Description

Alexandre-Olivier Exquemelin, parfois orthographié « Oexmelin » ou « Exmelin », (naissance estimée vers 1645, décès à Harfleur – vers 1707) était un pirate français qui laissa de nombreuses traces sur les coutumes de la piraterie, notamment avec Histoire d’aventuriers qui se sont signalés dans les Indes (1678).

On ne connaît guère la vie d’Exquemelin qu’au travers de ce qu’il a bien voulu raconter dans ses écrits. La part d’imagination et d’exagération propre à ce genre de récit d’aventures dans les mers des Caraïbes doit amener à les prendre avec précaution.
Fils d’un apothicaire protestant, il naît et grandit à Harfleur en Haute-Normandie. Après des études en Hollande où il devient chirurgien, il s’engage en juillet 1666 dans la marine hollandaise pour s’embarquer pour les Antilles afin d’échapper à la pauvreté. Son navire ayant été capturé par des pirates, il est vendu comme le reste de l’équipage à d’autres flibustiers, mais parvient à s’échapper au bout de trois ans.
Devenu à son tour pirate, puis corsaire pour le compte de son pays d’origine, il devient très vite capitaine d’un navire basé sur l’Île de la Tortue. De cette île, bastion de la piraterie des Caraïbes, il se mettra pendant huit années au service de groupes de boucaniers comme chirurgien de bord, notamment Henry Morgan. Il joue un rôle important dans la guerre des Caraïbes opposant Français, Hollandais et Espagnols. Après un retour rapide en Europe, il participe en 1697 au pillage de Carthagène des Indes avec une flotte de dix galions et cinq frégates lui appartenant. C’est une des attaques pirates sur une ville les plus célèbres, notamment grâce à ses propres écrits. Après ce dernier fait d’armes, il disparaît de l’Histoire, aucun écrit ne relatant le reste de sa vie ni sa mort.
Il a vraisemblablement passé les dernières années de son existence aux Pays-Bas au milieu des nombreux réfugiés protestants français qui s’y étaient établis après la révocation de l’Édit de Nantes. C’est du reste à Amsterdam qu’a été imprimée en 1678, en langue néerlandaise, la toute première édition de Histoire des aventuriers flibustiers, puis, en 1700, une édition revue et augmentée.