Pardong M’sieur – Ronald Searle – OCCASION

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Description

Bien qu’il soit plus facile pour les Anglais d’aller de Londres à Paris que se rendre dans certaines villes du Royaume-Uni, ils se sont toujours obstinés à se faire de Paris une image à peu près aussi exacte que leur connaissance de la langue française. Lancé seul à la découverte du Paris de ses rêves, l’Anglais type sent rapidement fondre son puritanisme et se lancera, plein d’espoir, à l’assaut des caves les plus sales de Montmartre. Là, il paiera rubis sur l’ongle pour loucher d’un oeil libidineux sur des poitrines nues, et se réjouira de savoir q’il vit dangereusement. Romanesque, s’imaginant que Paris est encore celui de la Belle Epoque, il croit fermement que les boulevards sont peuplés de « midinettes », qui toutes les contemplent avec émerveillement. Le parapluie qu’il tient à la main s’est transformé en épée de Saint-Georges et, à chaque instant, il est prêt à délivrer une innocente jeune danseuse de « can-can » des griffes des sinistres apaches qui rôdent à chaque carrefour. Cependant, bien qu’il adore le Paris de ses rêves, l’Anglais est un peu déçu par ses habitants. Les Parisiens ne comprennent pas leur propre langue, même quand on leur parle en criant. Ils ne peuvent pas faire de thé sans ficelles et sans petits sacs en papier; leur pain est trop long; c’est sans vergogne qu’ils mangent des chevaux. Pire que tout : ils parlent de l’amour physique sans rougir. Et, sommes toute, ceci n’a peut-être rien de surprenant de la part d’un peuple dont le président n’a pas craint d’embrasser Sir Winston Churchill trois fois, sur les joues, et en public…